Cap sur l'aventure - Dates de départ sur demande
Cette traversée spectaculaire de l’Espagne nord à sud vous mène des contreforts des Pyrénées aux portes du Portugal, en dix étapes et près de 3 000 km d’aventure. De la verdure des Asturies aux sierras arides de Castille-La Manche, le raid “Croisée des Sierras” est un condensé de reliefs ibériques. Chaque jour apporte son lot de contrastes : cols de montagne, plateaux dénudés, villages figés dans le temps et parcs naturels préservés. Un périple au long cours à travers l’Espagne intérieure, à la rencontre d’un pays méconnu et profondément attachant.

Hot spots
- Aïnhoa - village basque, départ et arrivée du raid
- Vega de Pas - aux portes des Pics d’Europe, paradis des pistes vertes
- Lugueros - niché dans la Cordillère Cantabrique
- Sorbeteira - village perché du nord de la Galice
- Trefacio - entrée du parc naturel de la Sierra de la Cabrera
- Almeida (Portugal) - ville fortifiée inscrite au patrimoine historique
- Navaluenga - au pied de la Sierra de Gredos, paysages spectaculaires
- Campillo de Ranas - joyau caché des sierras castillanes
- Tudela - cité historique en Navarre, entre désert des Bardenas et vallée de l’Èbre
- Aïzpun - village de charme au cœur du Pays basque espagnol
Itinéraire
LDepuis le charmant village d’Aïnhoa, l’un des joyaux du Pays basque français, on prend rapidement de l’altitude à travers les collines verdoyantes qui marquent la frontière franco-espagnole. Les premières pistes s’élancent dans une nature généreuse, entre fougères et forêts profondes. Après une immersion rapide dans les reliefs basques, la descente vers l’Espagne dévoile des paysages plus secs et minéraux. On traverse les premiers villages espagnols où le temps semble suspendu. En fin de journée, arrivée à Aizpun, petit hameau rustique blotti contre les flancs de la Sierra de Andía. L’accent chantant des locaux et les premières tapas marquent le véritable début de l’aventure.
Cap au nord-ouest pour une longue étape à travers les provinces de Navarre et de Cantabrie. Les paysages s’ouvrent sur les plateaux ondulants, puis sur des forêts de hêtres et de chênes qui annoncent l’approche de la Cordillère Cantabrique. La progression se fait sur de larges pistes caillouteuses, ponctuées de quelques passages plus techniques. On sent déjà la fraîcheur des montagnes. À mesure que l’on s’enfonce dans la Cantabrie, les villages deviennent plus isolés, les vaches paissent en liberté, et les panoramas s’étendent à perte de vue. Arrivée à Vega de Pas, charmant village pastoral au pied des Pics d’Europe, réputé pour ses pâtisseries montagnardes.
On aborde ici le cœur de la Cordillère Cantabrique, entre Cantabrie et León. Le terrain devient plus escarpé, et les pistes serpentent entre cols, pâturages d’altitude et crêtes dénudées. Les villages traversés se font plus rares, les troupeaux de moutons plus fréquents. Une ambiance montagnarde et austère s’installe. La moto est mise à l’épreuve par des montées rocheuses et des descentes glissantes, tandis que le regard se perd dans des vallées vertigineuses. L’arrivée à Lugueros, perché à plus de 1 100 m d’altitude, offre un moment de répit : l’air y est pur, les montagnes imposantes, et le silence saisissant.
L’itinéraire file vers l’ouest, flirtant avec les limites des Asturies et de la Galice. Les pistes alternent entre forêts denses, crêtes balayées par le vent et sentiers encaissés. La progression est physique mais spectaculaire. Le tracé suit par moments d’anciennes voies pastorales, empruntées par les bergers transhumants depuis des siècles. On traverse le parc naturel d’Ubiñas – La Mesa, sauvage et peu fréquenté. Les paysages se font plus verts à l’approche de Sorbetira, petit bourg galicien aux maisons de pierre grise. L’ambiance y est paisible, presque mystique, comme suspendue entre deux mondes.
Une étape plus courte mais exigeante, dominée par les reliefs de la Sierra de la Cabrera. On quitte progressivement la Galice pour retrouver les vastes espaces du León. Les sentiers, souvent rocailleux, plongent dans des vallées isolées. C’est une Espagne rurale et oubliée qui se dévoile : fermes abandonnées, forêts impénétrables, torrents imprévisibles. Par beau temps, la vue sur les sommets enneigés est saisissante. À Trefacio, dans la province de Zamora, l’accueil est chaleureux. Les spécialités locales (fromages de brebis, vins charpentés) récompensent les efforts du jour.
Cap plein sud pour une étape de transition vers le Portugal. On évolue entre vastes forêts de pins et champs cultivés. Les pistes se font plus roulantes, parfois sablonneuses, idéales pour reprendre un bon rythme. Le passage de la frontière se fait sans barrière, dans un décor bucolique. L’arrivée à Almeida est marquante : cette cité fortifiée en forme d’étoile, héritée des guerres napoléoniennes, surprend par sa géométrie et sa conservation. Balade obligatoire sur les remparts au coucher du soleil, avant de profiter de l’art de vivre portugais autour d’un bacalhau bien mérité.
Retour en Espagne et changement radical d’ambiance. La route traverse les contreforts de la Sierra de Gredos, véritable barrière naturelle au sud de Castille-et-León. Les pistes deviennent plus poussiéreuses, les reliefs plus marqués. On croise peu d’âmes vivantes sur cette portion sauvage. Certains tronçons offrent des vues époustouflantes sur les vallées encaissées de la Gredos. En fin d’après-midi, descente vers Navaluenga, village charmant niché entre rivières et montagnes. L’occasion de se rafraîchir les jambes dans les eaux limpides du rio Alberche.
L’étape la plus solitaire du voyage, entre plateaux désertiques et montagnes oubliées. On évolue dans une Castille désertée, ponctuée de villages fantômes et d’anciennes pistes agricoles. Peu de signalisation, beaucoup de ciel. La moto trace sa voie entre oliveraies, gorges calcaires et cols pierreux. L’arrivée à Campillo de Ranas est une surprise : un village entièrement bâti en ardoise noire, isolé, mais vivant, où l’on ressent un profond respect pour la nature environnante. Ici, le silence est total, troublé seulement par le vent.
L’étape la plus longue, et l’une des plus contrastées. On quitte les montagnes pour plonger dans les steppes arides du nord de l’Aragon. Le climat devient plus sec, les paysages s’aplanissent. L’approche du désert des Bardenas Reales change la palette de couleurs : ocres, rouges, jaunes. Ambiance western garantie sur les pistes qui serpentent entre canyons et mesas. À Tudela, grande ville de la vallée de l’Èbre, le retour à la civilisation est brutal mais agréable. Tapas, terrasses et lumière dorée accompagnent cette fin de journée bien remplie.
Dernier grand jour, retour plein nord vers les Pyrénées. On remonte vers la Navarre, alternant entre routes sinueuses, chemins forestiers et passages roulants. Les reliefs se redressent peu à peu, la végétation se densifie. Les villages basques réapparaissent, reconnaissables à leurs maisons blanches à colombages rouges. L’émotion monte à mesure que l’on approche d’Aïnhoa, point de départ devenu point d’arrivée. Après 10 jours de piste, la boucle est bouclée, l’aventure gravée dans les esprits, la poussière sur les bottes.
Prix
Inclus
- Hôtels, en chambre twin, ou chez l'habitant, du soir du premier jour au matin du dernier jour,
- Le petit déjeuner, déjeuner, dîner : du soir du premier jour au matin du dernier jour,
- La fourniture de la trace intégrale de l’itinéraire,
- L’accompagnateur français à moto,
- L'assistance logistique (transport des bagages).
Non inclus
- L’acheminement des participants et des véhicules sur place et retour,
- Les boissons,
- Pourboires au personnel local,
- Les déjeuners.
Carte du lieu de départ
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